A qui l’EV8 est-il destiné ? En un mot : L’EV8 est pour nous tous – cyclistes utilitaires, cyclistes de loisirs, cyclistes voyageurs, cyclistes sportifs et piétons.

Différents types de cyclistes

Pour la plupart des gens, un cycliste est un cycliste. Toute personne qui roule à vélo fait partie intégrante de la communauté du cyclisme. En réalité, il existe plusieurs types de cyclistes – mais dans un pays où les cyclistes sont relativement peu nombreux, ils sont majoritairement sportifs .

Un certain nombre d’études ont tenté de les catégoriser. Une étude de 2013 à Montréal, par exemple, a divisé les cyclistes en quatre types : le cycliste assidu, le cycliste tout terrain, le cycliste du dimanche et le cycliste détendu. De même, le club de cyclistes allemand ADFC a classé les réactions des gens (cyclistes et non cyclistes) à propos du cyclisme en quatre catégories : ferme et inébranlable, enthousiaste et convaincu, intéressé mais inquiet, et complètement indifférent. Et en 2018, un autre observateur allemand a même proposé douze types de cyclistes !

Qui fait du vélo ici ? 

En observant qui utilise et n’utilise pas l’EV8, on peut vite se forger sa propre opinion.

Les cyclotouristes sont les utilisateurs les plus importants et la cible principale des politiciens locaux qui soutiennent le développement de la piste cyclable. On peut déjà voir ces routards sur roues en Provence Verte, essayant de localiser le prochain tronçon de la piste cyclable à moitié terminée. Nous en avons même rencontrés qui empruntaient l’ancien tracé de la ligne de chemin de fer, qui n’a fait l’objet d’aucune amélioration.

Mais les cyclistes de loisirs locaux sont tout aussi importants et de plus en plus nombreux. Dans notre région, les jours de weekend sont les plus chargés pour l’EV8, avec des couples, des familles et des solitaires qui profitent d’une promenade sur une piste cyclable pratiquement sans voitures.

Moins visibles, mais d’une grande importance pour un avenir où il y aura davantage de cyclistes sur l’EV8, sont les cyclistes utilitaires, qui utilisent leur vélo pour se rendre au travail ou à l’école, pour faire leurs courses, ou simplement pour faire un saut au café ou au restaurant. Dans les pays où l’utilisation du vélo est importante, ce sont ces personnes qui constituent la grande majorité des cyclistes. Ce sont les “intéressés mais inquiets” de l’étude de l’ADFC, qui représentent 60 % de la population globale.

Le type de cycliste que l’on voit rarement sur l’EV8 est le cycliste sportif – qui représente la majorité des cyclistes ici en Provence Verte. Leurs vélos en carbone, chers et légers, et leurs roues ultra-étroites exigent une surface de route ultra-lisse. Le revêtement de gravier sur une grande partie de l’EV8 n’est tout simplement pas digne d’intérêt. Il existe un tronçon, entre Salernes et Lorgues, où nous avons rencontré des cyclistes sportifs et où la piste cyclable a été recouverte d’un revêtement en bitume dur.

Important : sans voiture et avec un bon revêtement

Le comité français de coordination de l’EV8 en est manifestement conscient et s’efforce de faire en sorte que l’itinéraire soit le moins fréquenté possible par les voitures. Une étude récente a révélé que 45% des utilisateurs de l’EV8 étaient des cyclotouristes, et une grande partie du travail du comité concernent ces visiteurs. Mais les cyclistes utilitaires sont tout aussi importants. Et dans les deux cas, “la qualité des pistes cyclables est importante”.

Ce qui rassemble tous ceux qui s’intéressent au cyclisme sans voiture, c’est moins le désir de vitesse que celui de savourer le voyage. Le cyclotourisme est par définition un moyen d’apprécier les paysages et les cultures que nous traversons. Mais le cyclisme utilitaire peut être aussi paisible et agréable, pour des couples qui discutent côte à côte en roulant ou des jeunes qui s’arrêtent pour se retrouver et passer un peu de temps ensemble. 

« Slow vélo »

Cette notion distingue la plupart des utilisateurs d’EV8 des cyclistes sportifs les plus importants. Mais elle offre également la possibilité à davantage de personnes d’utiliser le vélo comme moyen de transport.

Le slow vélo, c’est rouler tranquillement, regarder à droite et à gauche et profiter du paysage, c’est pédaler avec des amis, s’arrêter pour pique-niquer, pour boire un café et pour discuter.

Le slow vélo est accessible à tous. Vous n’avez pas besoin d’être en super forme, super mince ou super jeune. Vous n’avez pas besoin de porter des vêtements spéciaux coûteux, ni de vous changer ou de prendre une douche une fois arrivé à destination. Et pourtant, le slow vélo reste un exercice. Un exercice de faible intensité qui augmente votre rythme cardiaque et vous permet de brûler des calories. Et à l’ère du télétravail et du jeu électronique, il vous fait sortir et bouger.

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